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avec MARINA Billonneau
avec MARINA Billonneau
Membre de l'Académie des Maîtres de Danse de France Articles de presseSud Ouest le 27 décembre 2003RENCONTRE. Marina Billonneau donne des cours de danses de salon. La jeune femme originaire de Moldavie a été deux fois championne de l'ex-URSS Marina mène la danseLes fêtes de fin d'année sont, pour beaucoup, l'occasion de sortir davantage. De s'organiser quelques petites soirées et, pourquoi pas, d'aller danser jusqu'au bout de la nuit. Seulement voilà, si tout le monde sait -à peu près - bouger sur des rythmes de danse ou de techno, maîtriser la valse, le tango ou le rock'n'roll peut s'avérer autrement plus délicat. A Saintes, les amateurs de danse ou ceux qui ne veulent tout simplement plus restés scotchés sur leur chaise toute la soirée ont tout intérêt à aller demande conseil et suivre les cours dispensés par Marina Billonneau (1). La jeune femme, née en Moldavie (l'une des républiques de ex URSS) est une remarquable spécialiste de cet art difficile qu'elle pratique toute petite. « J'ai commencé vers l'âge de 6 ans et demi ou 7 ans, à faire de la danse sportive. A raison de trois heures de cours par jour. J'ai débuté la compétition, à l'âge de 8 ans. » Incroyable palmarès. Les titres, Marina Billonneau les a accumulés comme d'autres enfilent les perles. Son palmarès est impressionnant. Championne de Moldavie à 14 ans; finaliste du championnat d'URSS junior à 15 ans, titre qu'elle décrocha l'année suivante. A 17 ans, elle est encore championne d'URSS, tant en individuelle qu'en formation. Suivront également un titre européen deux années de suite, et une troisième place au championnat du monde en 1995. « J'ai arrêté à l'âge de 25 ans, pour faire un bébé », confie-t-elle. Au plus fort de cette carrière Marina Billonneau a vécu, au rythme de six heures d'entraînement par jour minimum, « trois heures en formation et autant en individuelle ». Une rigueur et une discipline qui devaient porter leurs fruits. « J'ai eu la chance de tomber dans une bonne école de danse. » Seconde famille. Malgré toute l'exclusivité qu'exige ce parcours, ne demandez pas à Marina Billonneau si elle nourrit le moindre regret. Notamment, celui d'avoir un peu sacrifié son enfance aux contraintes de sa discipline. Elle chasse l'idée d'un revers de main. « Personne ne m'a jamais poussé à faire de la danse. C'est moi qui ai choisi. J'ai toujours aimé ça. Même si cela a parfois été dur. J'ai eu plein de titres, voyagé un peu partout dans le monde. Toute ma vie a tourné autour de la danse. De 7 à 25 ans cela a été ma seconde famille. » Rien d'étonnant, alors, à ce que cette passion se transforme en profession. D'abord en Moldavie « entre 1993 et 1996, j'ai eu une école à mon nom. Il y avait plus de 250 élèves ». Puis en France, où elle est membre de l'Académie des maîtres de danse, à partir de l'an 2000, « à Royan, chez Michèle Tirateau, à l'Atelier de la danse. Et, depuis deux ans, j'interviens à Saintes. » Où elle compte une centaine d'élèves enfants, adolescents et adultes : « On manque un peu de garçons, chez les adolescents ». Tout le monde peut danser. Et il ne faut surtout pas nourrir de quelconques complexes. Le message de Marina Billonneau est clair. « Tout le monde peut apprendre à danser, même ceux qui croient qu'ils n'ont pas trop de rythme. je ne dis pas que tout le monde est susceptible d'atteindre un haut niveau, mais chacun doit pouvoir se débrouiller. » Il n'en reste pas moins que l'art de la danse se mérite et nécessite quelques efforts. « La danse de salon est quelque chose d'assez intelligent. Il faut toujours réfléchir à ce que l'on est en train de faire. » Les pas, il est vrai, ne s'improvisent pas. A cela s'ajoute un minimum de condition physique pour pouvoir bouger comme il faut. Et l'on retrouve là, la rigueur à laquelle a été nourrie la jeune femme. « C'est un plus difficile avec les Français. Ils sont un peu moins disciplinés, un peu plus individualistes. je suis assez stricte avec eux : quand on travaille, on travaille ! On peut discuter avant ou après ». Le prix à payer pour être un bon danseur! « Car la danse est un loisir très convivial. C'est un bon moment à passer ensemble et un bon vecteur de communication lors de sorties. » Valse, tango, salsa, rumba, rock'n'roll. Marina Billonneau aime tout. « J'aime changer. Aucune danse ne se ressemble. On ne peut pas comparer ». Et la plus difficile ? « Les danses les plus lentes sont les plus compliquées. Celles aux rythmes plus rapides, comme le rock, sont plus aisées. Même si le rock ne se réduit pas à faire tourner sa partenaire, en restant soi-même quasiment immobile, comme on le voit souvent. » A bon entendeur ! (1) Marina Billonneau donne des cours à l'école de danse, rue du Champ-de-tir, à Saintes (lundi, mercredi et jeudi). Mais aussi aux Ateliers de la danse à Royan, 39 ter, rue du Vivier à Royan (mardi et mercredi). Et à Gémozac, salle des fêtes, place Albert Mossion (le vendredi). Rens: 05.46.90.33.95. Didier Faucard |